Résumé de section
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À partir d'un texte sur une artiste congolaise qui lutte contre la pollution, découvre quelques pièges de la langue afin de mieux écrire tes propres textes.-
La jeunesse congolaise est sensible à l'environnement et ne manque pas de créativité pour cette cause mondiale. Avant de faire les activités, lis le témoignage d'Esther qui exprime un engagement personnel.
Lire, comprendre L'art pour changer le monde : Mon combat contre la pollution au Congo
Je m’appelle Esther Mabika, étudiante en dernière année à l’École des Beaux-Arts de Kinshasa. Mon parcours artistique prend un tournant décisif alors que je réalise l’ampleur de la pollution qui ravage mon pays, la République démocratique du Congo.
Le Congo, ce joyau de biodiversité, suffoque sous le poids des déchets. Nos rivières, autrefois cristallines, charrient aujourd’hui des tonnes de plastique. Nos forêts, poumons de la planète, sont souillées par des décharges sauvages. L’air que nous respirons est vicié par les fumées toxiques des usines qui prolifèrent sans contrôle.
Face à ce désastre écologique, j’ai décidé de mettre mon art au service de la sensibilisation et du changement. Mon projet “Métamorphoses Toxiques” vise à transformer les déchets polluants en œuvres d’art percutantes. Je prévois de parcourir les rives du fleuve Congo, collectant bouteilles plastiques, pneus usagés et déchets électroniques. Ces rebuts deviendront la matière première de mes créations.
Une de mes futures installations, “Le Cri du Fleuve”, sera une sculpture monumentale représentant un poisson géant. Son corps sera entièrement composé de bouteilles en plastique récupérées dans le fleuve. Sa bouche grande ouverte semblera hurler sa détresse, rappelant à tous que notre pollution étouffe la vie aquatique.
Mais mon travail ne se limitera pas à la dénonciation. Je cherche aussi à montrer des solutions. Ma série “Jardins Suspendus” utilisera des pneus usagés comme pots de fleurs, créant des oasis de verdure dans les quartiers bétonnés de Kinshasa. Ce sera ma façon de dire que même dans l’environnement le plus hostile, la nature peut reprendre ses droits si on lui en donne l’opportunité.
Certains critiquent mon approche, arguant que l’art ne peut rien contre les intérêts économiques qui perpétuent la pollution. D’autres pensent que je devrais me concentrer sur des thèmes “plus artistiques” et moins politiques. Mais je reste convaincue que l’art a le pouvoir de toucher les cœurs et les esprits d’une manière unique.
Mon rêve est que chaque Congolais qui verra mes œuvres prenne conscience de l’urgence d’agir. Je veux que mes créations inspirent non seulement la réflexion, mais aussi l’action concrète. Car c’est ensemble, artistes et citoyens, que nous pourrons construire un Congo plus propre et plus durable.
L’art pour changer le monde n’est pas qu’un slogan pour moi. C’est une mission, un engagement de chaque instant. Et tant qu’il y aura des déchets à transformer et des consciences à éveiller, mon combat artistique continuera.
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Repérer, comprendre
Maîtriser ces points grammaticaux permet d’écrire de manière claire et précise et d’améliorer ta crédibilité dans la communication écrite.
Mémo grammatical : pièges du français dans le texte d'Esther1. L'accord du participe passé : comment s'en sortir facilement ?
Astuce simple : pose-toi la question "Qui est-ce qui ?" pour trouver le sujet (être) ou "Quoi ?" pour trouver le COD (avoir).
- Avec être :
- "Nos forêts sont souillées"
- Pose-toi la question : Qui est souillé ? → Les forêts (féminin pluriel)
- Avec avoir :
- "Les déchets que j'ai collectés"
- Demande-toi : J'ai collecté quoi ? → les déchets (placé avant, donc accord)
2. Les homophones : comment ne plus te tromper ?Ton truc à toi : remplace le mot par un autre pour vérifier.
- a/à :
- "L'art a le pouvoir" (tu peux dire "avait")
- "Face à ce désastre" (tu ne peux pas dire "avait")
- son/sont :
- "Son projet artistique" (= le projet à lui/elle)
- "Les rivières sont polluées" (tu peux dire "étaient")
3. Les pluriels qui te donnent du fil à retordre
Ta méthode : pose-toi la question "De quoi je parle vraiment ?"
- "L'École des Beaux-Arts"
- Réfléchis : Les arts sont beaux → les deux prennent un s
- "Des pots-de-fleurs"
- Pense : Ce sont des pots pour les fleurs → "pots" prend un s
- Pense : Ce sont des pots pour les fleurs → "pots" prend un s
- Avec être :
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